Chroniques

La zoothérapie par l’équitation

Par Marie-Ève Sirois
Tiré du numéro 6 vol. 17 du Journal de rue de l’Estrie

J’ai eu la chance de faire du bénévolat à l’Écurie Jacques Robidas, à North Hatley. Lors de notre activité récompense, nous avons monté à cheval. Nous avons appris à contrôler notre posture et à travailler nos mouvements par divers exercices d’entrées et de sorties d’un manège.

Selon moi, l’équitation est plus qu’un loisir, c’est un traitement thérapeutique. C’est un excellent moyen d’améliorer sa concentration, la discipline et la maîtrise de soi. De plus, le calme de la nature nous fait méditer.

L’équitation m’a poussée à m’intéresser à la zoothérapie. Quel est le lien à faire entre les deux? Tout d’abord l’équitation thérapeutique aiderait à la réadaptation physique et sociale chez des personnes qui ont des déficiences physiques et intellectuelles. Monter à cheval fait travailler certaines zones musculaires qui ont l’habitude d’être au repos. Cela permet à de nouvelles forces motrices de se générer, par exemple, la souplesse.

La posture est un élément fondamental à cette pratique. En se tenant droit, le cavalier est plus sûr de lui-même. Le cheval le ressent et devient plus efficace. Une relation de confiance s’établit entre l’animal et le participant. Le lien thérapeutique se renforce au fil des séances. Dans le cas d’un adolescent avec des difficultés d’adaptation sociales, l’équitation améliore sa capacité à s’affirmer. Aussi, le fait de côtoyer une aussi grande bête et d’apprivoiser sa personnalité atténue le sentiment d’insécurité vécu par des personnes anxieuses. Tenir les rênes favorise l’autonomie. Ces bienfaits thérapeutiques augmentent l’estime de soi. Pour des personnes ayant des problématiques de santé mentale, il peut s’agir d’une réelle réussite personnelle.

Une  profession Je me suis demandée comment on devient instructeur. Le programme d’équitation thérapeutique est encadré par l’Institut de technologie agroalimentaire de SaintHyacinthe. Toute personne désireuse de s’engager dans cette démarche peut suivre la formation d’une durée de deux ans.
Le cursus scolaire se complète par deux stages et un examen obligatoire. L’obtention d’un diplôme passe par l’accréditation de l’Association canadienne d’équitation thérapeutique. Les futurs enseignants devront se soumettre à différents protocoles et à des inspections tous les ans. Il est à noter que l’équitation thérapeutique est réservée à une clientèle ciblée et suivie par des intervenants externes. Une autorisation médicale est un préalable pour bénéficier de ces traitements.

Un outil supplémentaire La zoothérapie se présente comme un complément aux thérapies traditionnelles du patient et vise l’amélioration du bienêtre de celui-ci. Toutefois, elle ne guérit pas la maladie.
La compagnie des chevaux est de plus en plus recherchée par les personnes ayant des besoins particuliers. En effet, les habiletés cognitives et affectives qui sont travaillées sont transposables dans d’autres sphères de la vie courante. Le cheval est un acteur de changement, car il est au cœur du bien-être physique et émotionnel des humains, petits et grands.

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